Avec
ses 30.000 hectares couverts par les eaux de l'océan
Atlantique et des rivières d'Auray, de Noyalo
et de Vannes, le Golfe du Morbihan est modelé
par une géographie complexe. Il se soumet à
la double influence de l'océan sauvage et des
cours d'eau nonchalants : à l'ouest des courants
violents, à l'est des vasières ouvertes
sur le ciel à marée basse.
Embarqué
ou à terre, on ne se lasse pas d'admirer le spectacle
toujours changeant de cette petite mer intérieure
aux îles multiples. D'un côté, les
rochers de Locmariaquer, de l'autre les collines d'Arzon
et de Sarzeau. Au centre, l'océan qui force le
passage, et, de ses courants puissants, emprisonne les
îles sauvages : Lerne, Bodec, Iluric..
Les
hommes du néolithique ont marqué de leur
empreinte les îles et rives du Golfe. Le tombeau
de l'île de Gravrinis demeure un des vestiges
le plus prestigieux des civilisations mégalithiques.
Citons aussi le cercle a demi immergé d'Er Lannic,
le dolmen de Gornevez à Séné, les
dolmens de Pen Louise au sud de l'île d'Arz, le
dolmen de Penhap à l'île aux Moines, etc.
Aujourd'hui,
les hommes du Golfe sont plaisanciers. Les voiliers
modernes se jouent des courants. Et, si le Sinagot
- bateau de pêche traditionnel - laboure toujours
la petite mer de sa coque puissante et lourde, c'est
pour promener les touristes. Par vent puissant, frisson
garanti